CHILOO

CHILOO

Hip-Hop/Rap/R'n'B

Du haut de ses 19 ans, Chiloo fait partie de ces artistes qui ont trouvé dans la musique un moyend'expression indispensable. "Écrire, c'est le seul truc que je fais à peu près correctement, et ça mefait du bien", confie-t-il. Originaire de Paris, le jeune homme grandit au rythme des albums deCharles Aznavour, Jacques Brel et Martin Rappeneau, que ses parents passent en boucle à la maison.Très tôt attiré par la création musicale, il intègre dès l'âge de 6 ans le conservatoire, où il apprend lesolfège, la danse classique et le piano. "Mais bon... je n'étais pas super bon au piano, rembobine-t-ildans un rire. Du coup on m'a envoyé dans la filière vocale, que j'ai adorée !"Son amour pour le rap naît quelques années plus tard, au collège, lorsqu'il découvre les textes deBooba, Nekfeu, la Sexion d'Assaut. Inspiré par ces grandes figures de la scène française, le garçoncommence à écrire ses premiers textes au lycée, couchant sur papier ses états d'âme les plus enfouis."Et puis à un moment, j'ai eu envie que ces textes soient entendus, poursuit-il. Je me suis dit que,peut-être, ils feraient du bien à d'autres que moi." Alors, fin 2018, Chiloo se met à partager des freestyles sur son compte Instagram. Ces derniers attirent très vite l'attention, et le propulse sous les projecteurs de comptes influents comme @1minute2rap et @lerapfrançais, dont il remporte plusieurs fois le concours.100 000 abonnés plus tard, et désormais entouré d'une équipe composée du directeur artistiquePierre Enderlen (PihPoh), Pierre Michelet et du producteurSélim Bousbaine, Chiloo sort début 2020 son premier single "Promesses à tenir", qui cumule àce jour plus d'1 million d'écoutes sur Spotify. Avec lui, il pose les bases de son ADN musical : unrap brut, introspectif, marqué par une forte dose de spleen, qui nous immerge au coeur de son vécuparfois torturé. "J'écris toujours sur des choses que j'ai expérimentées ou ressenties", commente-til. Ce qui l'inspire aussi, ce sont ces faits d'actualité qui le révoltent. Sur "L au pluriel", son secondsingle paru à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le rappeur dénonceavec puissance les féminicides, exposant le caractère engagé de ses écrits.Fort de ces premières sorties, saluées par des médias allant d'OKLM à Glamour et rapidementsuivies des titres "W.D" et "Dessein", le Parisien dévoile aujourd'hui son premier EP : Promessesà tenir. Cinq morceaux via lesquels il exorcise ses colères ("Bipolaire"), ses déceptions amoureuses("Dessein"), ses craintes ("Vice"), et qui lui permettent d'opérer une profonde catharsis. “Écrirem'aide à me libérer du poids de certaines douleurs, comme d'autres le feraient en dansant, enpeignant, en tapant...", explique-t-il.Entre rap et chant, trap et inspirations bossa nova, Promesses à tenir expose également toute larichesse mélodique de Chiloo. Si son univers se veut majoritairement sombre et mélancolique("T'aimes quand mon rap est mélancolique", dit-il d'ailleurs sur "Bipolaire"), le prometteur artistenous entraîne aussi, à l'aide d'un titre comme "Laissez passer", dans des atmosphères beaucoupplus enjouées et solaires - signifiant ainsi, à l'aide de son flow incisif, que la lumière finit toujourspar surgir au bout du tunnel. "Le but de ma musique, c'est d'extérioriser mes peines mais aussi defaire savoir aux gens qu'on a tous des problèmes, conclut-il. Que je suis comme eux, qu'ils ne sontpas seuls, et que tout ira mieux bientôt."Source : Zouave, juillet 2021