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GHINZU

GHINZU

Rock


En une décennie, l'héroïque formation de rock belge Ghinzu a grandi, mûri, s'est émancipée. Et nous livre « Mirror Mirror », un troisième album ambitieux et sans concessions.


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Concerts
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Biographie

Déjà fort d'un caractère trempé à l'image de « Electronic Jacuzzi » (2000), un premier album personnel et contemporain, les Bruxellois peaufinent leur personnalité avec « Blow » (2004), deuxième disque qui réalise un score de près de 100.000 ventes et impose Ghinzu non seulement en Belgique mais aussi à l'étranger. La Ghinzumania est en marche, un style et un son s'affirment. Entre envolées de piano et guitares saignantes, mais toujours avec cette élégance qui les caractérise. Ghinzu signe partout des concerts incroyables et 2005 établit le groupe emmené par John Stargasm comme une des meilleures formations live du circuit. Tout en cultivant ses mystères. Il n'est pas impossible, après un concert complet ou la tête d'affiche d'un festival d'été, de les retrouver le soir même dans un petit bar qu'ils affectionnent particulièrement, juste pour que la soirée continue ! La tournée Blow s'achève le 13 juin 2005 au prestigieux Olympia à Paris lors d'un concert homérique. Et depuis - musique du film de Sam Gabarski, Irina Palm (avec Marianne Faithfull) mise à part - Ghinzu a passé trois ans à affiner, peaufiner, sculpter et dessiner cette palette d'émotions non censurées qu'est ‘Mirror Mirror'. « Nous voulions essayer, en termes d'arrangements, de trouver des sonorités qui nous conviennent » explique John. « Nous fonctionnions avec des laboratoires périphériques et satellites. Et nous avons aimé nous perdre en studio, nous avons apprécié de mettre les sons les uns sur les autres sans trop succomber aux tendances musicales du moment. Nous voulions nous renouveler, c'était notre but. Ultime ». Et en effet, John Stargasm, Greg Remy, Mika Nagazaki, Tony "Babyface" Poltergeist et Jean Monte reviennent aux affaires totalement décomplexés avec ce troisième album aux douze chansons et compositions puissantes et frontales, subtiles et fractales, chaudes et brûlantes comme la lave en fusion. Un disque riche et complexe où le très pop ‘Take It Easy' rivalise avec un émouvant ‘Mother Allegra' porté par des touches noires et blanches. Un disque fou et novateur où le tonitruant ‘Mirror Mirror' défie un vicieux et sale ‘Kill The Surfer'. Ghinzu ose tout comme en témoigne le décalé ‘Joy, Happiness, Success ‘ surprenant et plein d'humour, ou offrir en dernier morceau un ultime trip instrumental et ambiant de plus de 6 minutes intitulé ‘Insterstellar Orgy'. La schizophrénie assumée de « Mirror Mirror » qui coïncide avec les dix ans du groupe, n'aurait pas vu le jour sans le travail acharné le soutien et l'apport Christine Verschorren (Hollywood Porn Stars, Ghinzu, déjà,...), Dimitri Tikovoï (Placebo) et Nick Terry (Klaxons), qui ont guidé, à des degrés divers, ce maelström de sons et d'émotions. Comme si « Mirror Mirror » est une bande originale hybride, quelque part entre d'Apocalypse Now, 2001, l'odyssée de l'espace et Orange mécanique.





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