On y était : ROCK EN SEINE au Parc National de St Cloud - Jour 3 (24/08)
Pour sa 12ème édition, Rock en seine bat tous ses records avec 120
000 festivaliers et 3 jours complets et confirme sans difficulté son
statut d'incontournable. Pour nous, a vec 4 scènes, plus de 60
concerts sur 3 jours, des conférences de presse, un village qui ne cesse
de s'etoffer, impossible d'être partout à la fois et, les yeux rivés
sur l'appli, on passera le week-end à faire des choix déchirants.
Dimanche 24/08 : les
grandes voix.
On regrette souvent la prépondérance masculine dans l'univers
rock. Les programmateurs de Rock en Seine semblent vouloir nous prouver le
contraire lors de ce doux dimanche.
Warpaint, le groupe de californiennes que l'on suit de près depuis
le succès suprise de The Fool, semblent nous accueillir avec leurs mélodies
rock aériennes. Les femmes pas assez énergiques? Selah Sue, minuscule, entraîne facilement un public déjà compact
dans son univers soul/reagge quand Janëlle Monae défend une soul futuriste
tout en blanc avec une énergie rarement vue.
Un détour masculin, mais de taille : Thurston Moore, ex Sonic Youth, joue sur la Scène Pression Live. Le
concert à ne pas rater pour les amateurs d'excellent post rock. Le plus petite
des scènes du festival est assaillie et ondule au son de plus en plus
instrumental/expérimental des guitaristes de cette édition. Notre concert
préféré.
Attendue par une foule immense (40 000 personnes seront
présentes en ce dimanche), Lana del Rey entre
en scène. La polémique qui entoure ses lives est si intense que l'on ne sait
pas à quoi s'attendre. Poupée en robe rose et immense chanteuse, la star
new-yorkaise sera tout à la fois. On l'écoutera enchaîner plus d'une heure de
ses compositions si personnelles, de ses tubes Blue Jeans et Videos Games
jusqu'au titre phare de son nouvel opus Ultraviolence. Elle parle peu, fume un
peu, compense sa timidité scénique par une grande générosité vocale et cinq
longues minutes de selfies dans la fosse.
Dernier cadeau, La
Roux entame son set de l'autre côté de la pelouse. On est contents de la
revoir, 5 ans après son album eponyme, dans une version plus disco d'elle-même.
Plus dansante, ce qui s'accorde bien à la nuit tombée sur le parc de Saint
Cloud.
On voulait juste danser quelques minutes sur Kavinsky, on est restés une heure,
emportés par l'énergie et la foule. Le temps d'attraper l'immense "Go with
the Flow" des Queens of the Stone
Age et c'est déjà la fin alors on suit le flux vers la sortie.
Demain c'est lundi, et la fin Rock en Seine sonne la rentrée
des classes. L'année prochaine, le festival se tiendra le dernier week-end du
mois d'août, prolongeant ainsi un peu nos vacances, nous a révélé plus tôt
François Missonnier, patron du festival. Merci!
Report festival par Esther 'magic' Levi.
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