On y était : ROCK EN SEINE au Parc National de St Cloud - Jour 2 (23/08)

On y était : ROCK EN SEINE au Parc National de St Cloud - Jour 2 (23/08)

Published on The Route des Festivals editorial team

Pour sa 12ème édition, Rock en seine bat tous ses records avec 120 000 festivaliers et 3 jours complets et confirme sans difficulté son statut d'incontournable. Pour nous, a vec 4 scènes, plus de 60 concerts sur 3 jours, des conférences de presse, un village qui ne cesse de s'etoffer, impossible d'être partout à la fois et, les yeux rivés sur l'appli, on passera le week-end à faire des choix déchirants.


Samedi 23/08 : Les pieds dans l'herbe

Le soleil est au rendez-vous, et c'est sous ses doux rayons que démarre une prestation lumineuse de Junip. La voix de José Gonzalès plane doucement sur le public et on oublie vite les balances qui laissent parfois à désirer sur cette scène, c'est parfait pour démarrer en douceur cette journée..
On file voir St Paul & the Broken Jones , un groupe tout en paradoxe. On se retrouve subitement devant un jeu de scène à la Blues Brother, dont s'échappe une voix de soul black à la Janis Joplin...
L'heure de la bronzette est finie et on passe à la scène de l'Industrie pour voir ALB : surpris d'abord, on se laisse vite prendre au jeu de ce Rémois dont les sonorités ne sont pas sans rappeler, au détour de quelques mesures, les Strokes ou Queen of the Stone Age.
Bon rock et grosse énergie, la foule est grande à se presser devant Thee Oh Sees, dont les riffs ne laissent pas d'émouvoir leurs fans comme à chacune de leurs apparitions.
Pendant ce temps, les curieux sont partis voir Clean Bandit et ne sont pas déçus : ça saute, ça se dandine, ça balance, la fosse est réceptive au son électro des anglais qui prouvent qu'ils savent faire danser les foules! Une petite gaufre de liège en sortant pour se remettre?
Lucius rafraîchit étonnamment les oreilles, les deux new-yorkaises scintillent sur scène et nous livrent un petit bijou de fin d'été, qui s'égare parfois dans de grandes envolées pop lyriques.
Quelques cidres plus tard, on fait un détour par le stand Corse pour reprendre des forces avec une bonne estouffade tout en se laissant bercer par la voix cristalline de Emilie Simon, juste derrière. Juste à temps pour suivre la marée humaine qui se dirige vers la grande scène : Portishead, une des têtes d'affiches de cette édition, est très attendu. Porté par la présence intense et torturée de Beth Gibbons, un concert de Portishead est toujours un grand moment : envoûtant, planant, émouvant aussi comme sur cette version lente de Wandering Star, le groupe laisse flotter un parfum de trop peu sur le festival...
Sur la scène de la cascade, l'ambiance est tout autre : le prodige Flume est là, on y a couru entre Portishead et Prodigy et on y serait bien resté pour le set entier : le dj australien n'a pas son pareil pour livrer un son électro digne des plus grands beatmaker du moment.
François and The Atlas Mountains ne décevra pas ses fans, livrant un choix incroyable de justesse.
Pour Prodigy , c'est sans surprise qu'il faut avoir le coeur bien accroché pour survivre à la fosse : la foule est déchaînée, les mains levées, ça saute et se projette dans tous les sens, ce n'est pas peu de dire que le groupe maitrise son public en grand maitre Vaudou.

Report festival par Esther 'magic' Levi.

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